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Introduction historique

Un peu d’histoire de la construction … de maisons

A l’exception de l’utilisation des grottes naturelles, il est certain qu’au cours du temps, l’homme a toujours voulu se construire une habitation, une "maison", dans laquelle il serait à l’abri. A l’abri des animaux dangereux, à l’abri des ennemis, mais aussi plus simplement à l’abri des intempéries.

Pour construire cette maison l’homme a utilisé les matériaux disponibles : branches d’arbre, paille, terre séchée, pierres, briques plus tard, planches, dalles de béton, etc.

Il eut donc été normal que le fer, une fois découvert, retienne aussi l’attention du constructeur. Mais à cette époque, il y a quelque 3000 ans, l’extraction de ce matériau était laborieuse, et les moyens de le façonner étaient limités : la masse, de pierre ou autre, était probablement le seul outil disponible. Le fer fut donc réservé à la fabrication d’outils (haches, socs de charrue, etc.), et, surtout, d’armes, défensives et offensives, domaine dans lequel il se révélait fort utile. Il est établi que dans l’antiquité romaine, les forgerons fabriquaient, par martelage, des tôles de bronze, mais aussi de fer. Ces dernières pouvaient servir, par exemple, de protection, par application sur des machines de siège en bois par exemple.

Il faudra attendre des siècles avant que les inventions adéquates fassent apparaître le fer dans la liste des matériaux de construction. Il en constituera d’abord les éléments d’ossature ; la fin du XVIIIe et le XIXe verront éclater cette utilisation.

Un martinet de forge, Musée du fer à NancyA la fin du moyen-âge, le "martinet", outil de frappe du forgeron, une sorte de gros marteau, permettait d’écraser une masse de fer produite au haut-fourneau, et d’en obtenir une barre, un plat, mais de largeur réduite. C’est le remplacement progressif de cet outil de frappe, le martinet, par des rouleaux tournant, qui a constitué la transition du martelage au laminage, et a permis la fabrication de tôles toujours plus fines, et surtout plus larges.

C’est au XVIIe siècle qu’apparurent les premiers laminoirs dignes de ce nom, pour lesquels la machine à vapeur, à peine née, fournissait l’énergie. Au XIXe, le laminage de tôles était donc devenu une opération courante.

Avec l’apparition de la tôle, et surtout les possibilités de la fabriquer aisément, par laminage, la maison "tout acier" devient réalité. La tôle peut en effet servir alors de couverture, et on peut aussi l’employer pour réaliser des parois, des murs. Encore fallait-il, à cet effet, pouvoir la raidir tout d’abord, et ensuite  lui apporter une protection efficace contre la corrosion atmosphérique. Ces deux questions ont trouvé des réponses satisfaisantes au début du XIXe.

Maison en tôles ondulées, Australie circa 1850Concernant la raidissage de la tôle, condition nécessaire pour la rendre capable de supporter les charges climatiques de la neige et du vent par exemple, on relève que la trop connue et aujourd’hui mal aimée tôle ondulée est apparue en 1829. Ce fut véritablement une révolution. Très vite on a pu aussi la cintrer, et ainsi la rendre autoportante. Elle a rapidement été produite dans tous les pays industrialisés de l’époque et s’est ainsi disséminée à travers le monde entier.

S’agissant maintenant de la protection contre la corrosion, le procédé de galvanisation, par immersion de l’objet à protéger dans un bain de zinc en fusion, a été mis au point par l’ingénieur français Stanislas Sorel en 1837. La tôle ondulée d’acier, galvanisée, est alors devenue un matériau de construction universel, à l'usage principal de couvertures il est vrai.

Tôles embouties en "pointe de diamant"D'autres procédés de raidissage de la tôle sont ensuite apparus, dont le plus courant fut l'emboutissage. L'emboutissage des tôles a été mis au point, semble-t-il, par l'ingénieur français Mollet, en 1868. Il s'effectue à la presse.

L'emboutissage le plus courant fut sans doute, et reste encore aujourd'hui, l'emboutissage en pointe de diamant, probablement à cause de sa facilité de production.

Ce procédé, outre qu'il permettait de raidir la tôle, permettait également de conférer à celle-ci un aspect architectural, en imitant des parements divers, de briques, de moellons, ou autres. De nouveaux motifs sont également apparus, peut-être plus à même de correspondre aux impératifs du procédé technique d'emboutissage.

La maison tout en métal, en fer notamment, était donc possible dès le milieu du XIXe siècle.

Bien sûr, d'autres systèmes constructifs étaient entretemps apparus, utlisant le fer, ou l'acier, ou d'autres métaux comme la fonte, pour une partie seulement de la construction. Nombre de systèmes ont utilisé la tôle en toiture, ou en façades, d'autres ont utilisé des profilés métalliques pour l'ossature, éventuellement seulement en toiture, le reste de la construction étant réalisé au moyen d'autres matériaux.  

Maintenant, ce n’est pas parce que quelque chose est disponible que son emploi est consacré. Il fallait donc encore que la maison en métal soit souhaitée, qu’elle offre des avantages, qu’elle corresponde au moins à un besoin.