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Quelques définitions pour comprendre le site

Qu’entend-on ici par « maison »?

On utilise ici le mot « maison », mais il faut le comprendre dans un sens très large. Il ne s’agit pas seulement de « maisons » d’habitation au sens strict, mais aussi d’autres constructions d’habitation, ou associées à l’habitation ou à une activité humaine sociale, comme les villas évidemment, mais aussi des chalets, des refuges, et encore des écoles, des théâtres, salles de réunion, campements, baraquements, casernes, etc. On y joint même quelques églises, lorsqu’elles ont été construites selon un « système » qui a au départ été mis au point pour la réalisation de maisons. Il s’agit donc en quelque sorte de constructions destinées à l’habitation, généralement unifamiliale, ou à l’activité humaine sociale, mais non industrielle, et construites selon un "système".

Qu’est-ce qu’une « maison métallique » ?

Maison métallique Guélain, constr. circa 1948La première utilisation de ce vocable « maison métallique » a probablement été faite par l’OTUA en 1929. Il s’agit essentiellement d’une maison d’habitation, le plus souvent unifamiliale, dont la réalisation accorde une part importante au métal, que ce soit du fer, de la fonte, de l’acier ou de l’aluminium, ou même d’autres métaux.

Pour être plus précis il faudrait dire que le métal doit être utilisé au moins, et de manière intensive, pour la réalisation de l'ossature de la maison.

 

Concrètement ?

Maison Fillod, constr. circa 1935

Concrètement, une "maison métallique" peut posséder :

  • une ossature principale (poteaux, poutres) en métal ;
  • une ossature secondaire (galandage, empannage) en métal ;
  • des murs extérieurs en métal (le plus souvent des tôles) ;
  • une toiture en métal (tôles).

Elle peut également réunir plusieurs de ces caractéristiques.

Qu’est-ce qu’une « maison en fer » ?

Maison en fer Danly, constr. circa 1895

Il existe des maisons métalliques qui réunissent toutes les caractéristiques mentionnées ci-dessus: structure primaire et secondaire, panneaux des murs et de la toiture, sont en métal. Au XIXe siècle, qui a vu l’apparition de telles maisons, le métal utilisé était surtout du fer. C’est la raison pour laquelle on appelle ici ces maisons des « maisons en fer ». Sur place, c’est aussi, généralement, le nom qui leur est donné. En général ces maisons utilisaient aussi la fonte pour des pièces particulières, compliquées, ouvragées ; ces éléments étaient alors coulés. Dans ces maisons en fer, les murs extérieurs sont donc faits de tôles apparentes, qui ne sont pas seulement décoratives, mais qui participent à la construction.

Aujourd’hui, c’est l’acier qui est utilisé plutôt que le fer, mais on ne construit guère de maison « tout en acier » au sens du « tout en fer » du XIXe. Ce ne serait pas raisonnable. S’il n’y a pas d’objection à réaliser la chapente en acier, d’autres matériaux seront avantageusement utilisés pour les parois extérieures et la toiture, éventuellement en collaboration avec l’acier, comme par exemple dans des panneaux sandwich.

« Maisons métalliques », « maisons en fer »

Bien que ces deux appellations couvrent des choses différentes, et qu’il soit utile de faire cette distinction, on utilise dans le présent site le vocable « maison métallique » lorsqu’il peut s’agir de l’un ou l’autre type, sans que la précision soit utile.

Dans le langage utilisé ici une « maison en fer » est donc de toute façon une « maison métallique ».

Où y a-t-il des « maisons métalliques » ?

Il y a des maisons métalliques un peu partout en France, mais aussi dans les autres pays d’Europe, dans leurs colonies, et de manière générale partout dans le monde. Le présent site est limité cependant à la production française. Il répertorie donc les maisons produites en France, et situées soit sur le sol français métropolitain, soit dans les colonies, et, le cas échéant, dans d’autres pays du monde.

En fonction des contextes socio-économiques on en trouve évidemment plus dans certaines régions, comme, par exemple, les régions productrices d’acier ou les grands centres industriels. Une maison en fer isolée dans la campagne peut quant à elle être l’oeuvre d’un original. Les raisons de leur existence sont donc très variées. Ce thème est abordé lors de la classification des maisons à la page « LES MAISONS ».

 

Comment reconnaît-on une maison métallique, une maison en fer ?

Villa Utopie, Gif-sur-Yvette Circa 1970

Reconnaître une « maison en fer » est facile. Il suffit de frapper, légèrement, un mur de façade, pour se rendre compte qu’il s’agit de panneaux métalliques ; le son est caractéristique. Le plus souvent ces panneaux métalliques sont aussi identifiables à vue parce qu’ils présentent un aspect tout à fait particulier, unique : ce sont soit des tôles ondulées (plutôt réservées aux toitures), ou des tôles estampées, assemblées au moyen de rivets ou de boulons. Dans certains cas l’ossature, également en métal pour les « maisons en fer », apparaît aussi partiellement en façades. Par exemple, on peut distinguer des profilés verticaux qui rythment les façades, et qui sont, le plus souvent, la partie visible de l’ossature des murs, voire de la maison elle-même.

Il est plus difficile de distinguer une « maison métallique » puisque, par exemple, son ossature peut être constituée de profilés métalliques exclusivement, mais ils peuvent être cachés par une maçonnerie traditionnelle. Rien ne permet donc de l’identifier dans ce cas.

Les « systèmes »

Pour diverses raisons expliquées plus loin, c’est le milieu du XIXe siècle qui a vu l’apparition des maisons métalliques, et même, surtout, de maisons en fer. Ceci est la conséquence de toute une série de circonstances favorables qui se sont présentées simultanément. Pour ne pas entrer ici dans les détails, il suffira de rappeler que le XIXe siècle fut le siècle de l’industrialisation, de la mécanisation, et que les concepteurs de maisons métalliques se sont facilement convaincus que ces maisons seraient particulièrement économiques si elles procédaient d’un système, d’un meccano en quelque sorte. Les éléments constructifs se voulaient donc standardisés, mais aussi les détails d’assemblage par exemple. On parle donc bien de « systèmes ».

Maison Fillod, 1936

Dans la première moitié du XXe siècle la notion de système a gardé sa pleine valeur, un argument de vente des maisons étant la rapidité d’exécution de la construction, cette exécution pouvant être réalisée par un personnel non qualifié.

Les maisons métalliques ne relevant pas d’un système étaient rares, elles le sont moins aujourd’hui mais elles procèdent toujours d’un choix délibéré du maître d’ouvrage. Il est difficile de répertorier ces cas particuliers. Ce n’est donc pas le sujet du présent site.

Les maisons démontables et transportables

Maison Danly en construction, c. 1895

Du fait de la mécanisation et de la standardisation des divers éléments de la construction, les maisons métalliques étaient le plus souvent démontables; du moins est-ce vrai pour le XIXe siècle. Ces mêmes éléments étant la plupart du temps d’un poids et de dimensions réduites, ils pouvaient être aisément transportés, et même, dans le cas des colonies par exemple, à travers des régions inhospitalières, et à dos d’homme. La « démontabilité » et la « transportabilité » sont donc des caractéristiques pratiquement indissociables des maisons métalliques du XIXe.

Au XXe siècle ces caractéristiques ne sont plus nécessairement recherchées, même si l’aspect de la rapidité de l’édification, entrainant la plupart du temps le recours à un « système » de construction, reste une préoccupation fondamentale.

Les « inventeurs »

Pour distinguer les maisons métalliques, pour les identifier, on peut avoir recours à diverses références. On pourrait les identifier par le nom de l’usine ou de l’atelier qui les a produites. Cette méthode se révèle très vite insatisfaisante, à divers points de vue. On pourrait aussi recourir au nom du « système », car certains « systèmes » ont en effet un nom précis. Quelquefois ce nom n’existe pas de manière formelle, ou encore il est sans signification quant à l’origine du système. En définitive il a paru le plus commode, et le plus représentatif, d’identifier les systèmes par le nom de leur(s) auteur(s), leur(s) « inventeur(s) ». De nombreux systèmes ont d’ailleurs fait l’objet d’un brevet ; or ces brevets sont nominatifs. Il est donc d’autant plus facile de les identifier en citant le nom de l’ « inventeur ».

Il faut admettre que certains cas sont simples : le système mis au point par Bibiano Duclos à la fin du XIXe s’appelle le « système Duclos », et la société qui produisait les maisons Duclos s’appelait « Duclos et Cie ». Dans d’autres cas c’est plus complexe. Le système mis au point par Espitallier, appelé « système Espitallier », était fabriqué par la « compagnie des constructions démontables et hygiéniques ».

Pourquoi les maisons métalliques « françaises » ?

Il n’y a pas que la France qui ait produit des « maisons » métalliques, loin de là. Le site est cependant réservé à la production française, c’est-à-dire à ce qui a été produit, fabriqué, en France. Par contre les maisons en question, qui sont répertoriées ici, peuvent se trouver – ou s’être trouvées – aussi bien en France métropolitaine que dans les colonies, ou même dans toute autre partie du monde. Les logements collectifs sont cependant exclus du site. Ils relèvent en principe d’autres systèmes de construction.