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La Pointe Tanio à Tamatave (Madagascar). Construction Espitallier

LES INVENTEURS

Les colonies et autres marchés d'exportation du XIX

Divers événements du début du XIXe siècle ont créé un besoin important de petites baraques, plus rarement des maisons, légères, démontables, transportables, préfabriquées dans les pays industrialisés et expédiées vers les terrains demandeurs. Il est indubitable que ce sont les guerres, les guerres napoléoniennes pour la France, et le souci grandissant de soigner les blessés dans des conditions d’hygiène adéquates, qui ont été le premier de ces événements. Les premières baraques, les premiers lazarets militaires n’utilisaient cependant pas le métal, mais le bois et la toile de tente ; la voie s’ouvrait cependant ainsi au métal avec ses qualités indéniables, principalement l’hygiène potentielle invoquée ci-dessus, mais aussi la résistance aux insectes et rongeurs divers, l’incombustibilité et l’imputrescibilité. 

Vinrent ensuite les besoins créés par les ruées vers l’or, les courants d’émigration et les colonisations. C’est l’Angleterre qui s’est taillé la plus grosse part de ce gâteau. Il faut dire que la ville de Londres était à cette époque la plus grosse place financière d’Europe. Dès le début des années 1840 l’entreprise leader en matière de constructions en métal, Morewood & Rogers, exportait des constructions, des maisons notamment, qui faisaient une large utilisation de la tôle ondulée galvanisée. C’était l’époque du portable colonial cottage. 

Les colonies et les divers pays, ou régions, soumis à exploration, sont rapidement devenus des demandeurs très gourmands de petites constructions de toutes sortes: abris, hangars, ateliers, mais aussi maisons, dont les éléments seraient fabriqués en Europe, et seraient envoyés vers les pays demandeurs, à condition que leur transport dans ces régions soit une opération possible, facile même éventuellement à dos d'homme, et que le montage de l'édifice soit simple. On pense évidemment aux éléments préfabriqués comme solution.

Le XIXe siècle, c’est entre autres le siècle de l’industrialisation. Industrialisation, cela veut dire notamment mécanisation : on remplace autant que possible le travail manuel par un travail mécanisé, par des machines. Cette mécanisation entraîne inévitablement une nécessité de standardisation et de préfabrication, éléments qui vont tous deux dans le sens de l’économie du processus de fabrication. On parle alors de systèmes de construction. Ce sont réellement des meccanos.

La France a été lente à emboiter le pas à de tels développements. Il y eut de nombreuses tentatives pourtant, mais elles n’ont pas toujours été accueillies avec la faveur qu’elles méritaient, ni supportées par le gouvernement d’ailleurs.

 

Mais pourquoi le fer ?

A compléter